École Druidique Rigantona https://ecoledruidiquerigantona.fr Sun, 21 Sep 2025 14:29:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://ecoledruidiquerigantona.fr/wp-content/uploads/2019/03/cropped-709px-Maple_leaf_-_Green.svg_-1-32x32.png École Druidique Rigantona https://ecoledruidiquerigantona.fr 32 32 Célébrer la Lune Noire et l’Éclipse Solaire du 21 Septembre 2025 : Énergies, Conseils et Rituels https://ecoledruidiquerigantona.fr/celebrer-lune-noire-et-eclipse-solaire-du-21-septembre-2025/ https://ecoledruidiquerigantona.fr/celebrer-lune-noire-et-eclipse-solaire-du-21-septembre-2025/#respond Sun, 21 Sep 2025 14:04:25 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=1470

Ombre, Sagesse et Renaissance

Le 21 septembre, à la veille de l’équinoxe d’automne, le ciel s’obscurcira sous l’effet de la Lune Noire. Ce moment rare, souvent méconnu du grand public, est pourtant l’un des plus puissants pour qui sait l’accueillir. Entre observation astronomique, lecture astrologique et mémoire des anciens druides, cette nuit se charge d’une force de régénération où l’ombre devient une alliée.

Introspection, Renouveau et Sagesse des Anciens

Ce 21 septembre 2025, le ciel se pare d’un phénomène exceptionnel : une nouvelle lune dans le signe de la Vierge, doublée d’une éclipse solaire partielle. Cet événement marque la seconde nouvelle lune du mois, ce que les astronomes nomment « lune noire », et s’inscrit dans une saison d’éclipses particulièrement riche. La première, une éclipse lunaire en Poissons le 7 septembre, a déjà ouvert un portail énergétique favorable, invitant chacun à la guérison et à la dissolution de vieux schémas.

Ce cycle nous entraîne dans un mouvement de réalignement profond :

« Les astres nous invitent à revisiter les structures que nous bâtissons et à vérifier si elles répondent vraiment à l’appel de notre âme. Ils nous encouragent à agir avec plus de cohérence, dans un désir d’être utiles au monde. »

Un soupçon de féérie et de légendes bretonnes

En Bretagne, les contes disent que les korrigans apparaissent lors des nuits sans lune pour danser autour des menhirs. Leur ronde est dangereuse mais aussi pleine de promesses. On raconte que celui qui ose s’en approcher ou les suivre peut recevoir un don de clairvoyance, à condition de ne pas rompre le cercle.
Là encore, l’image de l’épreuve et de la révélation se mêle. Se tenir dans l’ombre, y demeurer un instant, avant d’en ramener un trésor spirituel inestimable.

Célébrer la lune noire et l'éclipse
Lune noire éclipsée et constellations hémisphère nord ©Patricia Bialès

Qu’est-ce qu’une Lune Noire ?

En astronomie, la lune noire désigne la seconde nouvelle lune survenant dans un même mois calendaire. Elle est invisible à l’œil nu : la lune, alors alignée avec le soleil, se retire du ciel.
Sur le plan symbolique, cette absence de lumière n’est pas un vide, mais un seuil : la graine en terre, le silence avant l’inspiration.

Dans la pensée celtique, le noir n’était pas associé au malheur mais au potentiel pur : ce qui dort sous la terre avant l’éclosion du printemps. Les druides étaient appelés à se retirer en eux-mêmes lors de ces nuits. Ces nuits-là, dans les forêts sacrées, leur feu intérieur remplaçait l’astre lunaire.

L’Essence de la Lune Noire

La lune noire est un moment de retrait cosmique. L’astre disparaît à notre vue, laissant place à la nuit totale. Plutôt qu’un vide, c’est un temps de gestation. La Vierge, signe de discernement et de service, ajoute une dimension de purification et d’organisation intérieure.

Dans la vision des anciens Celtes, cette obscurité était la promesse de la lumière à venir. La graine repose sous la terre, invisible, mais déjà prête à croître. Les druides prenaient ces nuits pour des temps de silence, propices à la méditation et à la transmission des mystères.

Héritage des Ancêtres et Légendes

Les druides observaient ces phénomènes célestes comme des marqueurs de passage. Les textes antiques, rares mais précieux, évoquent des cérémonies druidiques en l’honneur de Taranis et de la Déesse Mère, sous les nuits d’obscurité complète. On y célébrait le mystère de la mort et de la renaissance :

« Tout ce qui meurt retourne au ventre de la Terre, pour renaître purifié. »

Cette idée se retrouve dans la légende arthurienne : Viviane, la Dame du Lac, disparaît sous les eaux avant de revenir offrir l’épée Excalibur à Arthur. La lune noire est ce moment d’immersion, où le héros se perd avant de se trouver. Arthur, avant de recevoir Excalibur, doit traverser l’épreuve de l’inconnu — tout comme l’âme traverse la nuit de l’éclipse avant de renaître plus forte.

les druides sous la nouvelle lune ©Patricia Bialès
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Éclipse lunaire totale du 7 septembre 2025 : Ce que révèle la Lune de Sang selon la sagesse druidique https://ecoledruidiquerigantona.fr/eclipse-lunaire-totale-7-septembre-2025/ https://ecoledruidiquerigantona.fr/eclipse-lunaire-totale-7-septembre-2025/#respond Sun, 31 Aug 2025 23:58:25 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=1397
Dans la nuit du 7 au 8 septembre 2025, un phénomène céleste puissant et rare se produira : une éclipse lunaire totale, donnant naissance à ce que l’on nomme communément une Lune de Sang. Derrière sa teinte rougeoyante, mystérieuse et fascinante, cette éclipse revêt une charge symbolique profonde, tout particulièrement dans le cadre de l’astrologie druidique. Héritière des anciens savoirs celtiques, cette tradition voit dans les cycles lunaires bien plus que des événements astronomiques : des messages du cosmos, des portails énergétiques, des miroirs de l’âme. Cet article propose une lecture complète, à la fois astronomique, astrologique et spirituelle, de cette Lune de Sang, en s’appuyant sur les enseignements de la sagesse druidique.

Qu’est-ce qu’une Lune de Sang ? Lecture astronomique et symbolique

La Lune de Sang désigne une éclipse lunaire totale, lorsque la Terre s’interpose parfaitement entre le Soleil et la Lune, projetant son ombre sur cette dernière. Toutefois, l’atmosphère terrestre agit comme un filtre : seules les longueurs d’onde rouges de la lumière solaire atteignent la Lune, lui donnant cette teinte cuivrée. Dans la tradition celtique, cette couleur rouge symbolise à la fois le feu intérieur, le sang des ancêtres, et le sacrifice transmutateur. C’est un moment de passage, de transformation, où les voiles entre les mondes s’amenuisent.    

Significations spirituelles selon l’astrologie druidique :

Rupture de fil du destin (vision celto-gauloise)

Dans les traditions celtiques, le destin n’est pas une ligne droite mais une trame vivante, tissée par les forces du monde visible et invisible. Lors des éclipses, et plus encore lors d’une Lune de Sang, ce tissage sacré peut être rompu ou réorienté, comme si la Lune plongeait dans l’obscurité pour permettre la déliaison des trames anciennes.
Ce phénomène marque ainsi un seuil de passage : un moment où ce qui ne sert plus notre chemin d’honneur (anrad en gaulois reconstruit) ou notre lignée clanique peut se détacher. Non dans une logique de punition ou de dette, mais dans celle d’un retour à l’harmonie avec les cycles naturels.

La Lune de Sang en astrologie druidique : Portail énergétique et miroir de transformation

Dans la cosmogonie druidique, la Lune est associée à Arianrhod, la « Dame de la Roue d’Argent », souveraine des cycles et gardienne du karma. Une Lune rouge, passant par l’ombre de la Terre, évoque le retour dans le ventre de la Déesse, le renouveau par l’oubli et la nuit. Cette éclipse survient à la fin de la saison de Lugnasad, la fête des récoltes, qui célèbre la mort symbolique du roi et la transmission des savoirs anciens. Elle agit donc comme un seuil, une porte énergétique entre deux cycles : celui de l’action extérieure (saison claire) et celui du repli initiatique (saison sombre).    

Le tissage du destin chez les Celtes

Les Celtes, comme les peuples nordiques, percevaient le destin comme un tissu mouvant. Ce tissage, parfois associé à Arianrhod, Déesse de la Roue d’Argent, représentait l’ensemble des choix, influences ancestrales, serments et liens tissés avec les êtres visibles et invisibles. Une éclipse lunaire était l’un de ces rares instants où le fil pouvait être coupé ou retissé autrement, offrant à l’âme — ou plutôt à la mémoire du clan — une possibilité de renouveau.
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La légende de Bran le Béni https://ecoledruidiquerigantona.fr/legende-bran-le-beni/ Thu, 21 Aug 2025 14:26:54 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=720

Bran (le corbeau, animal sacré des Celtes) est dans la cour du palais. Il entend de la musique dans son dos. Il se retourne… mais la musique est toujours derrière lui. C’est une musique douce qui l’endort.

En se réveillant, il a une branche d’argent dans la main. Il se rend alors à une réception du roi pour ses guerriers. Soudain, une femme magnifique apparaît, sans que personne ne la connaisse ni ne sache d’où elle est arrivée. Elle chante à Bran une chanson qui vante les délices du Tir Nah-Nog, puis elle se retire avec la branche d’argent.

Le lendemain, Bran part sur la mer avec trois barques de neuf hommes. Deux jours après, ils rencontrent un char, celui de Manannan Mac Lir, le souverain de l’Autre Monde. Manannan chante une chanson à Bran et à ses hommes et les invite à continuer leur chemin.

Peu après sa rencontre avec Manannan Mac Lir (le Manxois, ou habitant de l’île de Man, fils de Lir, l’Océan), Bran arrive devant l’« île de la joie ». Toute personne qui débarque sur cette île se met à rire aux éclats et se moque des autres. Un matelot de Bran en fait l’expérience, ce qui conduit Bran à renoncer à débarquer dans cette île.

La prochaine île qu’ils rencontrent est l’« île des femmes ». Le décor y est totalement différent : un groupe de belles jeunes filles les accueille. La reine envoie à Bran une pelote de fil qui atterrit dans sa main et s’y accroche. La reine tire sur le fil et tracte le bateau jusqu’au quai. Chaque matelot est invité à choisir une des filles comme compagne, la reine se réservant Bran comme compagnon. Dans cette île, tout est merveilleux : le temps est clément, la nourriture inépuisable et succulente, les filles sont douces et tendres… c’est le paradis.

Et, dans ce paradis de l’« île des femmes », Bran et ses compagnons « se la coulent douce ».

Cependant, un jour, Nechtan, fils de Collbran, prend envie de rentrer chez lui, alors que tous ont l’impression d’avoir passé au maximum une année dans l’île enchantée. Ses compagnons demandent à Bran d’accepter le retour de Nechtan, c’est-à-dire le départ de tous. À regret, Bran et tous ses compagnons reprennent la mer. Au bout de quelques jours, ils arrivent au port où ils ont embarqué. Celui-ci paraît changé, et le vieux marin qui est sur le quai leur est inconnu.

« Qui êtes-vous et d’où venez-vous ? » demande le vieux marin.

« Je suis Bran, fils de Febal, nous venons du Tir na m-bea et je ne vous connais pas. »

« Moi non plus, je ne reconnais aucun d’entre vous. »

« Cependant », dit le vieux marin, « mon grand-père disait qu’une ancienne chronique parlait d’un certain Bran qui avait disparu avec trois fois neuf hommes plus de deux cents ans auparavant, c’est-à-dire il y a maintenant trois cents ans. »

À cet instant, Nechtan, impatient, pose le pied sur le quai, et son corps tombe en poussière.

Bran et ses matelots font alors demi-tour, et on ne les a jamais revus.

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Stage « Approche du druidisme en 2025 » https://ecoledruidiquerigantona.fr/stage-approche-du-druidisme-en-2025/ https://ecoledruidiquerigantona.fr/stage-approche-du-druidisme-en-2025/#respond Sat, 03 May 2025 20:06:05 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=1094 Découvrons nos racines physiques, familiales, culturelles et philosophiques dans la Nature
Ce rassemblement a pour but de faire vivre aux participants les prémisses de la démarche initiatique druidique :

 Apprendre à se connaître par l’étude de son cheminement et de sa personnalité,
 Retrouver la place de l’homme dans le rythme de la Nature et la connaissance des plantes,
 72 heures dans la forêt en immersion dans la Nature avec exercices énergétiques,
 Historique du druidisme et découverte des textes fondamentaux,
 L’héritage des druides, comment et où le retrouver ?
 Étude de la philosophie des Druides, messages de nos ancêtres….

Public concerné : Personnes intéressées par le sujet ou ayant participé aux sorties de l’École sur la région, se sentant en accord avec les règles et valeurs
énoncées et disposées à partager ce qu’elles sont avec d’autres, dans un esprit sincère, simple et modeste.

 du 15 mai à 18h au 18 mai 2025 à 16h : 3 jours dans la forêt de l’Ain

Une soirée sera consacrée à des activités de culture traditionnelle: contes et légendes de notre terroir, chants, danses, musique,
250€ de participation aux frais dont 40€ d’adhésion
Attention, s’inscrire rapidement car les places sont limitées.

Stage animé par François Willigens, président de l’« École Druidique Rigantona »

Auteur de « Le druidisme éternel » et « Mieux vivre avec la sagesse de nos anciens et de la Nature », Éditions Le mercure dauphinois

et Bertrand Menut phytothérapeute et enseignant de l’école

Renseignements et inscriptions: François Willigens 06.89.16.22.21 ou willigens.francois@orange.fr

site : ecoledruidiquerigantona.fr

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L’écho des Canuts #23 : « Du Druide au Druidisme : la quête d’un héritage multimillénaire » https://ecoledruidiquerigantona.fr/lecho-des-canuts-23-du-druide-au-druidisme-la-quete-dun-heritage-multimillenaire/ https://ecoledruidiquerigantona.fr/lecho-des-canuts-23-du-druide-au-druidisme-la-quete-dun-heritage-multimillenaire/#respond Sat, 02 Apr 2022 13:01:49 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=973 Pour voir l’article source, cliquez ici : https://radiomz.org/lecho-des-canuts-23-du-druide-au-druidisme-la-quete-dun-heritage-multimillenaire/

Le camarade Roberto se penche dans ce nouveau numéro de l’Écho des Canuts sur le druidisme. Pour ce faire, il s’est entouré de ses principaux acteurs : des druides. Quelques références évoquées durant l’émission :

  • Claudine Bouchet : Druidesse Korridwen Bod Koad / CIDECD (Collège International d’Études Celto-Druidiques)
    • Ovate Luxelia CIDECD (Collège International d’Études Celto-Druidiques)
    • cidecd.com Pour l’accès au cidecd: cidecd35@yahoo.fr
    • Les Druides tome 1: Les Bardes (Éd. Les Acteurs du Savoir) , Les Druides tome 2:Les Ovates (Éd. Les Acteurs du Savoir ), Les Druides tome 3: Les Druidesses (en préparation )
    • Paul Bouchet, Grand Druide Bod Koad /|\ aux éditions Maïa.
    • Le Grand Livre des Morts du monde celtique aux éditions Véga.
    • Le druidisme est une cosmogonie complète dans laquelle nous retrouvons toutes les disciplines ésotériques.
  • Notre devise : AIMER – CREER – APPRENDRE et son corollaire ENSEIGNER.
  • C’est en cela que réside l’originalité de la philosophie née en Occident et enseignée par les druides comme Aristote l’a reconnu dans son Traité de la Magie dont voici un extrait retrouvé dans le livre de Diogène de Laerte publié en 1847, Vies et doctrines des philosophes de l’Antiquité, tome premier, Charpentier libraire-éditeur:

« Quelques auteurs prétendent que la philosophie a pris naissance chez les barbares : ainsi Aristote, dans le traité de la Magie, et Sotion, au vingt-troisième livre de la Succession des Philosophes, disent qu’elle fut cultivée chez les Perses par les mages, chez les Babyloniens ou les Assyriens par les chaldéens, dans l’Inde par les gymnosophistes, chez les Celtes et les Gaulois par ceux qu’on appelait druides et semnothées. Ils s’appuient encore sur ce qu’Ochus était de Phénicie, Zamolxis de Thrace, et Atlas de Libye. »

  • Ecole Druidique Rigantona: président Druide Pwill
    • sitehttps://ecoledruidiquerigantona.fr
    • Association de formation ouverte à tous les druides et sympathisants(actuellement 32 étudiants)
    • Publications:
    • « Le druidisme éternel » et « Mieux vivre avec la sagesse de nos anciens et la nature »,de François Willigens, éditions « Le mercure Dauphinois » à Grenoble
    • Les 24 cours de la formation par correspondance en 3 ans.

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Chronique n°42 https://ecoledruidiquerigantona.fr/chronique-42/ https://ecoledruidiquerigantona.fr/chronique-42/#respond Mon, 08 Feb 2021 09:14:00 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=887 Les connaissances de nos ancêtres acquises depuis le mésolithique

Il y a douze mille ans, au XIe millénaire, à l’issue de la dernière glaciation, des conditions climatiques plus tempérées se mettent progressivement en place en Europe. Elles obligent les groupes humains à toute une série d’adaptations qui leur permettent de continuer à assurer leur subsistance par une nouvelle économie de chasse et de cueillette. Alors que la steppe cède le pas aux forêts tempérées, hommes et femmes du Mésolithique développent des stratégies d’acquisition de nourriture, alternant nomadisme et expéditions spécialisées, pour profiter de toutes les ressources animales ou végétales. Leurs habitats de bord de mer révèlent une surprenante abondance alimentaire, qui suggère la sédentarisation de certaines populations et leur essor démographique. Tout un outillage en pierre fort bien adapté, se met en place, notamment pour exploiter les nouvelles ressources végétales. Premières nécropoles, conflits ou encore cannibalisme sont les points les plus saillants de rapports sociaux nouveaux. Lorsque, au VIe millénaire, les sociétés d’agriculteurs et d’éleveurs se développeront en France, elles le feront en synergie avec ces populations mésolithiques, moins dynamiques du point de vue démographique, mais très bien adaptées à tous les écosystèmes.

Il y a longtemps que les homo sapiens se sont répandus en Europe, et les néandertaliens qui ont été fort nombreux se sont éteints depuis presque 20.000 ans.

Le réchauffement climatique fait fondre petit à petit les glaciers, et la mer monte régulièrement, noyant de plus en plus de terres. En effet, à cette époque la manche et la mer d’Irlande n’existent pas. Tous ceux qui étaient au bord de la mer, depuis le Nord de l’Europe jusqu’au sud de la méditerranée, ont vu l’eau les chasser à l’intérieur des terres et leur donner l’impression d’un déluge ou d’un raz de marée recouvrant les terres et les engloutissant.

De là la légende du déluge biblique, la légende de l’Atlantide, la légende de la création du monde chez les celtes et autres peuples.

Pour le déluge biblique, il est curieux d’apprendre par les archéologues qu’un gigantesque tsunami a eu lieu à l’emplacement actuel d’Israël précisément il y a 12.000 ans.

Pour la légende de l’Atlantide, la montée des eaux en 2 ou 3000 ans a noyé le fameux « Dogger land  » situé entre la Hollande et l’Angleterre et qui reliait  les 2 pays, la France et la Belgique. La manche n’était qu’un canal, la tamise et le Rhin se rejoignaient. Tout cela a été suivi d’une migration importante des habitants de ce secteur et a bien du donner à tous les Européens l’impression que la mer engloutissait une grande partie de cette région, appelée l’Atlantide ( ?)

Autre exemple, la légende de la création du monde chez les celtes :

Elle est associée chez les Gallois en particulier à l’œuf de serpent cosmique ou l’oursin fossile, très recherchés par nos ancêtres. Il y a une grande attirance pour tout ce qui est marin chez tous ces peuples celtes des Îles. Ils voient d’ailleurs les mondes après la mort à l’ouest, dans les Îles mythiques du Tir Na NÔg et du Tir na mBeò.

Pour les continentaux, s’y rajoute l’île d’Avallon, au milieu d’un lac qui n’est visible qu’aux initiés comme Lancelot du Lac et aux sorcières sacrées.

Pour revenir à la création du monde chez les Gallois, la terre est recouverte d’une couche importante d’eau. Il s’agit de la sortir de cette eau. Un Dieu bien connu s’appelle « Hu Gadarn » qu’on peut traduire par : « En avant (hue) combattant (en breton Kad combat) ».

C’est un autre nom du Dieu-fils, Appolon ou Bélénos.

Hu Gadarn doit retirer de la mer un serpent monstrueux qui est tellement énorme qu’il a  provoqué la montée des eaux.

Le Dieu attelle 2 bœufs blancs très puissants au serpent par 2 chaînes très épaisses. Ils tirent terriblement fort jusqu’à tirer le monstre sur la terre ferme. Mais ils ont tellement forcé que le premier bœuf meurt d’épuisement.

Voyant cela, l’autre s’écroule et meurt aussi, mais de chagrin.

Du coup, les eaux refluent et les terres et les continents émergent. Hu Gadarn peut alors créer les institutions humaines, les organiser et y intégrer la justice.

On peut reprendre aussi la conquête de l’Irlande par Partholon (lebor Gabala).

En effet, cette occupation est consécutive à un déluge, et la terre est dévastée.

Cependant, les humains de cette époque ne sont pas « nés de la dernière pluie ». Il y a très longtemps qu’ils ont observé le ciel et la terre et en ont tiré des enseignements.

Le 1er enseignement qui va conditionner tous les autres est la perception des vibrations, encore appelées ondes, comme vecteurs universels. Et ce, du plus petit élément microscopique aux immenses galaxies interstellaires. Petit à petit, les humains « reliés » vont faire des représentations de ce qu’ils perçoivent sur les parois des grottes, sacralisées pour empêcher n’importe qui de s’attribuer les connaissances spirituelles des prêtres.

Au mésolithique, il y a plus de 20,000 ans que les parois des grottes, comme la grotte Chauvet, ont été colorées d’animaux préhistoriques et de symboles que l’on peut interpréter avec une ouverture sur la spiritualité : Par exemple, les animaux représentés par les aurignaciens de Chauvet et de Lascaux ont chacun un taux vibratoire particulier en fonction de son espèce et de l’individu. Les sorciers ou prêtres de cette époque ont travaillé sur la perception des ondes cosmiques, telluriques, minérales, végétales et animales.

Ils ont débuté par l’observation du ciel, se sont rendu compte qu’en fonction des jours, des nuits, des saisons, des années, la position des planètes, des étoiles, des galaxies, du soleil et de la lune, des ondes différentes en qualité et en quantité arrivent jusqu’à la surface de la terre. Des Cycles se reproduisent, permettant de diviser les jours de l’année, les lunaisons et ils permettent de créer un calendrier avec les 4 éléments, les 4 saisons et les mois. De là ont  été créés l’astrologie et l’astronomie.

Dans le même temps, ils ont remarqué que les vibrations de la terre induisent des types et taux vibratoires différents à sa surface provoqués par la composition des sols, leur magnétisme et leurs mouvements. Ils ont constaté que les minéraux, les plantes et les animaux sont sensibles à ces vibrations et les utilisent pour se conforter, se nourrir, se protéger ou se recharger.

Également, ils ont cherché à analyser ces phénomènes et leur influence sur l’être humain. Tout un univers est basé sur les relations énergétiques entre tous les êtres vivants. C’est le moment où ils attribuent des noms, des personnages ou des pouvoirs à tous les éléments qui les entourent. Ils se rendent compte qu’il existe des forces bien supérieures à celles de l’homme. Ils sentent aussi que certains types de ces forces rendent les êtres vivants plus heureux, plus joyeux ou en meilleure santé.

C’est de ces constatations et sensations que vont naître les Dieux, les déesses, les héros.

Dans un premier temps, tout ce qui représente la force, la puissance et le mystérieux va être déifié : La 1ère preuve que nous avons est constituée par les statues féminines comme la vénus de Willendorf ou celle de Lespuge, toutes deux attribuées à l’aurignacien.

On ne peut s’empêcher de penser que ces 2 statuettes représenteraient la déesse de la fécondité, soit la déesse-mère. Certains pensent que l’origine de la fécondité maternelle humaine est restée longtemps mystérieuse pour nos ancêtres. Je n’en suis pas sûr, cela ferait de nos aurignaciens des incapables de constater que n’importe quel animal femelle n’est fécondée que lorsqu’elle a été en contact avec un ou plusieurs mâles. Attribuer des pouvoirs de fécondation aux mâles par le biais de la volonté divine est différent de voir qu’il est nécessaire que le mâle féconde la femelle, mais pas suffisant.

Que les planètes et les étoiles envoient des ondes jusque sur la terre est non seulement évident mais s’il n’y avait pas l’atmosphère, ces ondes rendraient impossible la vie sur terre. C’est pourquoi nos ancêtres ont étudié les différentes sortes d’ondes perçues à tous les moments de l’année, ont attribué des noms à tous les groupes d’étoiles (constellations ou galaxies), en ont tiré des lois qu’ils ont plus tard organisées en une science dénommée astrologie. Toutes les légendes de création du monde de tous les peuples ont mis à contribution le ciel et ses composants.

On peut citer le lien des déesses grecques avec la voie lactée, notre galaxie, par exemple. D’ailleurs même dans nos modernes religions du livre, on dit de quelqu’un qui meurt qu’« il va au ciel ». Après la division de l’année en vibrations cosmiques mensuelles, qu’on appelle les signes astrologiques vont être mis en place les cycles pluriannuels, selon la position de la terre par rapport aux autres astres et planètes.

C’est pourquoi on retrouvera non seulement des zodiaques sur les temples égyptiens très anciens, mais les gaulois, très compétents en astronomie et astrologie vont élaborer un calendrier luni-solaire sur 3 ans comme celui de Coligny.

En même temps que l’homme regarde le ciel, il  étudie le sol et ses composants. Il teste  les réactions des végétaux, des animaux et des hommes à chaque type de terroir. Il soumet les différentes terres à des traitements particuliers, d’où naît l’alchimie : feu, chaleur, froid, dilution, maturation, acidification, transformation en sels, basification, lumière ou creuset… Avant la chimie et son tableau de Mendeleïev , les alchimistes ont classifié tous les métaux et autres métalloïdes, les gaz, les solides et les liquides. Chaque minéral, puis végétal et animal par ses vibrations peut soigner, guérir, fortifier ou tuer. Les plus puissants vont être déifiés, dont dès le départ la terre-mère (qui est la prima materia, celle dont tout provient).

C’est pourquoi les druides et les sorcières apprennent toutes les propriétés de la nature environnante pendant des années.

Les mesolithiques  remarquent aussi que la terre est parcourue de réseaux énergétiques différenciés. Ils constatent que ces réseaux sont différents : masculins, féminins, eau, failles, cuivre, or et argent, sur des lignes de forces qu’on appellera plus tard hartman ou Curry. Il s’agit d’une science que maintenant on nomme Géobiologie.

Tout cela fait appel à la maîtrise de l’énergie vibratoire de la nature et ses composants. Les hauts lieux énergétiques sont tous reliés, soit naturellement, soit par les prêtres néolithiques puis les druides. Ces lieux deviennent des lieux sacrés, dont la plupart sont soit interdits aux profanes, soit servent à réaliser les initiations aux 4 éléments, soit à soigner les malades physiques, mentaux, spirituels ou envoûtés.

Ils deviennent la base de la connaissance de tous nos ancêtres, dans une science basée sur les magnétismes.

La totalité des connaissances des prêtres, soignants et autres devins traditionnels est incluse dans certes quelques grimoires qui ont échappés à l’inquisition, mais surtout existe dans nos mégalithes, églises, hauts lieux sacrés. Pour retrouver cette connaissance, il est nécessaire de maîtriser la symbolique incluse dans tous ces lieux, mais pour se mettre à la portée de nos ancêtres il est absolument obligatoire de pratiquer le Magie cérémonielle. Celle-ci doit nous permettre de nous relier à la nature, aux esprits, aux ancêtres, à nos anciens Dieux et aux élémentals et autres petits êtres de cette nature. Elle a pour but pour les élèves-druides par exemple de pouvoir pratiquer la Divination. Contrairement aux chamanes modernes, hommes-médecines et autres sorciers, il n’est pas nécessaire pour ça de prendre des substances hallucinogènes. Le travail journalier doit nous y conduire.

Il est dangereux d’utiliser des forces qu’on ne maîtrise pas. C’est pourquoi il est prudent d’apprendre avec les meilleurs spécialistes des domaines étudiés, dans un organisme sérieux et reconnu. Il existe par exemple des rituels Roses-Croix, en lien avec les alchimistes, les kabbalistes et autres traditions de nos terroirs.

Il est important aussi d’apprendre l’histoire, les contes et légendes de nos contrées, qui transmettent avec la Mythologie les messages cachés de nos anciens druides.

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Chronique n°41 https://ecoledruidiquerigantona.fr/chronique-n41/ Tue, 05 Jan 2021 14:29:14 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=884 Il est temps d’aborder l’enseignement proprement dit. En effet, je reprends les domaines qui me paraissent indispensables à maîtriser pour être dignes de nos ancêtres et reprendre la place qui nous a été dérobée il y a de cela 20 siècles.

Nous pouvons les énumérer, chacune aura sa place dans nos formations et nos stages.

1-Tout d’abord, il nous paraît indispensable d’apprendre à se connaître, qui l’on est, d’où l’on vient, et ce que l’on a subi comme influences dans les différents milieux rencontrés, qui a conditionné les valeurs que l’on a. Ce sujet est traité dans le stage de base

2-Le thème astral de naissance, notre morphopsychologie, notre système de fonctionnement nous indiquent aussi des composantes de notre personnalité. Egalement présent dans le stage n°1

3-Pour mieux se connaître, il est indispensable d’approcher ce qu’on appelle la magie, de cultiver ses perceptions, de qualifier et quantifier ses sensations, par l’étude des sephiroths, de l’alchimie, du rosicrucianisme, le magnétisme intérieur, la méditation, la circulation d’énergie,…Début lors du stage, puis cours avec des maîtres dans ces matières

4-En même temps, il est primordial d’étudier la nature, vivre et communiquer avec elle, s’imprégner de ses ondes énergétiques, initiation au cours du stage, puis cours et surtout sorties, journées de travail…

Dans les domaines à connaître absolument, se trouvent :

5- L’histoire des gaulois et les celtes, une journée nécessaire pour l’aborder

6- La mythologie celtique, les contes et légendes de nos contrées, une journée aussi pour préparer le programme de recherche

7- Les triades de l’île de Bretagne, les séries du Barzaz Breizh et les épopées d’Irlande et du Pays de Galles, évoqués lors du stage, mais nécessitent des années de travail personnel et en groupe

8- Les circulations énergétiques des 4 éléments présents dans les mégalithes et les églises, les réseaux telluriques étudiés grâce entre autre  à la géobiologie, plusieurs années aussi pour maîtriser les sujets.

9- Les cycles des saisons, avec les cérémonies druidiques, à intégrer petit à petit par la pratique et les échanges

10- L’étude des plantes, des arbres et des minéraux, ainsi que les animaux, et la manière de dialoguer avec eux, ainsi qu’ apprendre à rentrer en  contact avec les esprits, des ancêtres, de la Nature, des directions et des éléments.

Un long travail sur soi et dans la nature conduit à entrer en osmose avec toutes ces entités, à effacer son Ego  pour mieux communiquer .

11- La  philosophie de nos ancêtres druides, proche et identique à celle des amérindiens et des aborigènes,  qu’on retrouve dans les textes élaborés par l’école druidique Rigantona. A étudier et à vivre en permanence

12- Comme les alchimistes, les étudiants en druidisme sérieux cultivent leur mutation intérieure et s’efforcent de pratiquer la générosité, la modestie et l’écoute de l’intérêt général, qui passe avant leur propre intérêt. L’alchimie est un domaine présenté aux débutants par un alchimiste de renom.

Tout cela représente des années d’étude, et peut devenir le but de toute une vie.

Cependant, rien n’empêche personne d’aborder ces cycles d’étude, nous pensons que toute démarche même partielle enrichit celui qui la pratique.

La seule limite est imposée par le fond même de ce genre d’étude. Il est nécessaire d’être modeste, patient, travailleur, sincère et désintéressé, comme le demandent les triades, et l’ensemble de notre philosophie.

Tous ces domaines sont enseignés par les meilleurs spécialistes dans tous les domaines, même s’ils ne sont pas druides.

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Chronique n°39 https://ecoledruidiquerigantona.fr/chronique-n39/ Mon, 21 Dec 2020 10:51:50 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=878 Un de nos frères a recherché les traces d’un peuple du Vaucluse, les Cavares. Il sera diffusé dans  2 chroniques d’enseignement. Je laisse la plume à Nérios :

suite des Cavares

Cet immense territoire de plaine,  servait de cadre  aux peuples autochtones ou celtiques qui se développèrent sous le patronage du noyau envahisseur Cavare. Ce peuple guerrier d’origine celtique, s’est enrichi dans le commerce et l’agriculture.

La moyenne vallée du Rhône était renommée pour sa fertilité et pour la qualité de ses produits agricoles. C’est grâce aux ports fluviaux de Cabellio (Cavaillon) et d’Avennio (Avignon), que la ville de  Marseille  pouvait être  approvisionnée tout particulièrement en céréales. L’« orge des Cavares » était embarquée  sur de  petits bateaux : moins de dix mètres de long au fond plutôt plat et avec un faible tirant d’eau nécessaire pour une partie peut-être de la navigation fluviale et sûrement pour franchir la barre de l’embouchure du Rhône.

 

Pline vante la qualité supérieure du froment d’hiver des Memini et des Allobroges.

‘Aucun blé n’est plus avide que le froment, et n’absorbe plus de nourriture. A vrai dire, j’appellerai le siligo (Triticum hibernum, L.) un froment délicieux, à cause de sa blancheur, de ses qualités et de son poids. Il convient aux localités humides qu’on trouve dans l’Italie et la Gaule Chevelue, mais au-delà des Alpes il ne se maintient que dans le territoire des Allobroges et des Méminiens; dans les autres parties, au bout de deux ans il dégénère en froment. Le remède, c’est de semer les grains les plus pesants Le siligo fournit le plus beau pain et les produits les plus estimés des boulangeries.’

Varron vante également l’excellente qualité de la charcuterie des gaules  et tout particulièrement celle des jambons et saucissons des Cavares.

 

La peuplade des Memini

C’est au nord du terrritoire des Cavares que l’on positionne  la peuplade des Memini dont Carpentorate Meminorum (Carpentras,) une cité commerçante en est le chef-lieu.

Le pays des Memini se trouve dans un vaste amphithéâtre naturel de montagnes, formé au nord par les dentelles de Montmirail et le Mont-Ventoux  et à l’est par les Monts de Vaucluse jusqu’à L’isle-sur-Sorgue. Ce cirque de montagnes, couvertes de forêts ou de landes, constituait un no man’s land qui séparait les Memini des Vocontii au nord  et des Albici à l’est: Vacqueyras, Beaumes-de-Venise, le Barroux (seul passage faisant communiquer directement les Vocontii et les Memini). Les zones de montagnes étaient attribuées aux peuplades des Memini, Vocontii et les Albici et les zones de plaines au Cavares.

L’ager Meminorum (ou territoire des Memini) comprenait, à l’intérieur de ces limites, le territoire des villes et villages actuels suivants : Carpentras, Pernes, la Roque, Saint-Didier, Venasque, Malemort, Méthamis, Mormoiron, Villes, Flassan, Mazan, Caromb, le Barroux, Aubignan, Sarrians et Monteux. Une mention toute particulière doit être faite pour un vieil oppidum indigène: Venasque, Vindasca. Ce toponyme donnait son nom au Comté Venaissin   circonscription qui curieusement recouvrait le territoire de la peuplade des Memini.

 

Une monnaie Cavare au buste de cheval  

La figure du cheval est omniprésente sur les monnaies du monde celtique. L’animal constitue, de loin, l’élément le plus commun, la figure centrale. Cet animal constitue l’élément récurent de l’iconographie monétaire et occupe une place centrale dans l’imaginaire celtique. Il est souvent présenté harnaché, prêt pour la guerre. Les cavaliers composent l’élite des armées celtiques, leur monture est donc étroitement liée à l’aristocratie. Ces représentations variées du cheval, nous livrent un bel exemple de  l’expression artistique des populations celtiques. Elles résonnent jusque dans les légendes celtiques médiévales comme celle du roi Marc’h aux oreilles de cheval (marc’h signifie « cheval » en breton).C’est sur les territoires des Allobroges, des Segovellauni et des Cavares que plusieurs découvertes de pièces de monnaies au buste de cheval et au cheval au galop portant des légendes en caractères lépontiens ont été faites.

Nérios 10 Mai 2020

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Chronique n°37 https://ecoledruidiquerigantona.fr/chronique-n37/ Tue, 08 Dec 2020 14:17:40 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=872 Un de nos frères a recherché les traces d’un peuple du Vaucluse, les Cavares. Il sera diffusé dans  2 chroniques d’enseignement. Je laisse la plume à Nérios

Les Cavares un peuple Celto-Ligure

Au Vème siècle avant J-C, les Celtes, qui viennent du centre de l’Europe, envahissent le territoire de l’actuelle Provence en pénétrant par la vallée du Rhône. Les Celtes ne paraissent s’être infiltrés qu’en très petit nombre dans une région déjà très peuplée. Plus guerriers que les Ligures, ils prennent le pouvoir puis se mélangent avec les Ligures et forment une civilisation originale très diversifiée à l’est du fleuve, celle des Celto-Ligures qui va subsister jusqu’à l’invasion Romaine.

Des confédérations de peuples se constituent aux IIIe et IIe siècles avant J-C, les Volques Arécomisques, les Salyens, les Voconces, les Allobroges et plus au nord, les Arvernes.

Les Salyens (ou Salluviens) sont installés en Basse Provence, les Voconces dans la Drôme, les Oxybiens dans le Var et les Déciates dans les Alpes-Maritimes. Ils sont entourés au Nord et à l’Ouest par des tribus Celtes: les Allobroges en Dauphiné et les Arvernes dans le Massif Central. Le territoire de la confédération des Cavares s’étendait de la Durance à l’Isère en longeant la rive gauche  du Rhône principalement  sur les zones de plaines. Les principales villes sont d’Acusio (Montélimar), Avennio (Avignon), Cabellio (Cavaillon) et Arausio (Orange). La ville d’origine était sur la colline de Lampourdier, cinq kilomètres au Sud d’Orange.

La définition des limites du domaine des Cavares   soulève parfois des discordes selon les auteurs car entre les Allobroges et les Voconces on rencontre les Ségovellaunes, qui ont Valence pour chef-lieu. On relève également la présence de la peuplade des Memini entre Voconces et Cavares. dont le chef-lieu est Carpentras.

Les Ségovellaunes auraient pris part à plusieurs reprises à de malheureuses campagnes contre Rome avec les Allobroges dans les troupes des Gailates. C’est ainsi compréhensible qu’ils aient favorablement accueilli Hannibal, lui fournissant vêtements et armes pour passer les Alpes et poursuivre le combat contre le même ennemi. Ce geste ne signifie nullement que les  Ségovellaunes et les Allobroges étaient en conflit mais beaucoup plus qu’ils étaient liés contre Rome.

Par contre ce n’est pas le cas des Cavares  qui deviennent rapidement les alliés   de Rome et ils tentent de s’opposer au franchissement du Rhône par l’armée d’Hannibal, qui marchait sur Rome  en 218 av J-C.

La position centrale entre Valence et Marseille permettait aux Cavares des échanges très étroits avec leurs voisins les Allobroges au nord, les Voconti à l’Est, les Salyens et Massalia (Marseille) comptoir phocéen au sud. Ce peuple très romanisé, verra rapidement son territoire  intégré à la province romaine de Gaule transalpine.

Strabon disait du peuple Cavares : « Le nom de ce peuple l’a emporté sur tous les autres, et l’on commence à ne plus appeler autrement les Barbares de cette rive, lesquels d’ailleurs ne sont plus, à proprement parler, des Barbares, vu qu’ils tendent de plus en plus à prendre la physionomie romaine, adoptant tous la langue, les mœurs , voire même quelques-uns les institutions des Romains. »

Evoluant lentement dans le cadre de l’autorité romaine, le peuple Cavare devait conserver, avec ses structures sociales anciennes, une certaine autonomie.

Cet immense territoire de plaine,  servait de cadre  aux peuples autochtones ou celtiques qui se développèrent sous le patronage du noyau envahisseur Cavare. Ce peuple guerrier d’origine celtique, s’est enrichi dans le commerce et l’agriculture.

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Chronique n°35 https://ecoledruidiquerigantona.fr/chronique-n35/ Thu, 26 Nov 2020 09:25:47 +0000 https://ecoledruidiquerigantona.fr/?p=866 Enseignement druidique de l’école druidique Rigantona

L’enseignement druidique est très riche, et nécessite des dizaines d ‘années de travail. Il est aussi complexe, car il comprend de nombreux domaines que chaque disciple doit apprendre à maîtriser.

Nous pouvons les énumérer, chacune aura sa place dans nos formations et nos stages.

1-Tout d’abord, il nous paraît indispensable d’apprendre à se connaître, qui l’on est, d’où l’on vient, et ce que l’on a subi comme influences dans les différents milieux rencontrés, qui a conditionné les valeurs que l’on a.

2-Le thème astral de naissance, notre morphopsychologie, notre système de fonctionnement nous indiquent aussi des composantes de notre personnalité.

3-Pour mieux se connaître, il est indispensable d’approcher ce qu’on appelle la magie, de cultiver ses perceptions, de qualifier et quantifier ses sensations, par l’étude des sephiroths, de l’alchimie, du rosicrucianisme, le magnétisme intérieur, la méditation, la circulation d’énergie,…

4-En même temps, il est primordial d’étudier la nature, vivre et communiquer avec elle, s’imprégner de ses ondes énergétiques

Dans les domaines à connaître absolument, se trouvent :

5- L’histoire des gaulois et les celtes,

6- La mythologie celtique, les contes et légendes de nos contrées,

7- Les triades de l’île de Bretagne, les séries du Barzaz Breizh et les épopées d’Irlande et du Pays de Galles,

8- Les circulations énergétiques des 4 éléments présents dans les mégalithes et les églises, les réseaux telluriques étudiés grâce entre autre  à la géobiologie,

9- Les cycles des saisons, avec les cérémonies druidiques,

10- L’étude des plantes, des arbres et des minéraux, ainsi que les animaux, et la manière de dialoguer avec eux.

11- La  philosophie de nos ancêtres druides, proche et identique à celle des amérindiens et des aborigènes,  qu’on retrouve dans les textes élaborés par l’école druidique Rigantona.

12- Comme les alchimistes, les étudiants en druidisme sérieux cultivent leur mutation intérieure et s’efforcent de pratiquer la générosité, la modestie et l’écoute de l’intérêt général, qui passe avant leur propre intérêt.

Tout cela représente des années d’étude, et peut devenir le but de toute une vie.

Cependant, rien n’empêche personne d’aborder ces cycles d’étude, nous pensons que toute démarche même partielle enrichit celui qui la pratique.

La seule limite est imposée par le fond même de ce genre d’étude. Il est nécessaire d’être modeste, patient, travailleur, sincère et désintéressé, comme le demandent les triades.

Nous prévoyons des stages et sorties, qui nous permettront d’aborder l’essentiel de ces domaines, mais il ne s’agit que  d’une initiation de base.

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